Petite escapade Péruvienne côté Titicaca

 

Je vous ai annoncé le passage d’une nouvelle frontière, comme mentionné dans le titre de l’article nous avons choisi le Pérou ! Ayant quelques jours devant nous nous choisissons de poursuivre toujours le long de ce lac Titicaca sur 150 kms pour atteindre Puno.

En deux jours, car n’ayant pas fait suffisamment de change en « sol » nous n’avons plus d’espèces péruviennes, les banques spécifiques à nos cartes se trouvent à Puno, y a plus qu’à…. pédaler….

Kasani frontière 🇧🇴 Bolivie, un coup de tampon et c’est OK, frontière Pérou 🇵🇪 idem, qu’il est agréable de passer ces frontières terrestres à vélo aussi simplement…. Pas d’attente, pas de contrôle.

On flirte de près ou de loin avec le lac, toujours aussi sauvage avec ces cultures d’avoine et de quinoa.

Culture colorée entre fèves, deux variétés de quinoa et avoine.

Avril : on assiste à la grande récolte du quinoa coupé manuellement.

Sur place il passe directement dans une petite machine pour être égrené puis tamisé. Le Pérou est le plus gros producteur mondial du quinoa suivi de la Bolivie.

Village de Juli avec son église où une aile est manquante. Grand ciel bleu éclatant !

On peut faire une nette différence avec la Bolivie, tout d’abord la propreté autour d’un habitat terminé avec toiture et également le présence de toilette sous forme de petite cabane en tôle ou en briques colorées.

De belles roches d’où s’élèvent comme des statues observatrices.

Un belvédère Inca.


Puno

Grosse ville située au sud ouest du Lac Titicaca, qui nous offre une très belle promenade sur sa longue esplanade avec un retour centre ville aménagé avec une allée centrale piétonnière.

 

Sa cathédrale se dresse devant une grande place sans voiture.

Ses rues aux couleurs chaleureuses 

Nous trouvons un hébergement avec chambre spacieuse, vue sur le lac et le soleil du matin qui inonde la pièce de lumière, bel endroit pour deux nuits.

Les rôles sont inversés, le conducteur est tout content de réaliser cette course d’à peine un km, pour la bonne cause, jusqu’à l’embarcadère.

C’est parti, accès par un long chenal cerné par la pousse de la Totora, jusqu’à l’entrée des îles flottantes des Uros.

Ces îles s’étendent sur près de deux kilomètres en formant un ovale étiré. La culture "Uros" s’est éteinte vers 1950 pour laisser la place aux "Aymaras" qui reproduisent le même mode de vie.

Les maisons sont construites sur un mètre de racines/terre pour la flottaison, ensuite un mètre de Totora. Un modèle ancien d’habitat à gauche et maison plus moderne à droite.

Une sensation bizarre lorsque l’on marche sur ce sol, meuble, on peut parfois s’enfoncer un peu et attention aux petits trous !


Des petits villages sont réservés au tourisme et la transmission de la culture, d’autres sont toujours habités et pratiquent la pêche et l’artisanat.

L’artisanat local.

Un aperçu des îles flottantes 

Deux modèles de pirogues pour aller d’une île à l’autre. Les jaunes sont traités afin que la Totora puisse résister plus longtemps aux intempéries.

Récolte de la Totora qui doit être renouvelée parfois toutes les semaines !

J’y déguste mon plat préféré le ceviche de truite, copieux, bien goûteux ! Poisson mariné dans beaucoup de jus de citron vert, maïs grillé, patates douces, salade.

 

Puno, notre dernier jour, où nous assistons à la fête des jeunes sous la forme d’un joyeux défilé…. Ces pays d’Amérique du sud où tout est prétexte pour faire la fête et se rassembler.

Retour vers la frontière Desaguadero Pérou, on prends un bus à 10h, mais il faut attendre qu’il soit aux 3/4 plein pour démarrer….. amusant, sauf que nous partons qu’à 12h30, pour les hommes d’affaires pressés faut aller voir ailleurs.

Pour des questions pratiques, on dort côté Pérou 🇵🇪, on repassera les deux frontières demain matin.

Deux pays si proches et si différents !

Allez encore deux tampons supplémentaires sur le passeport et nous reprenons la route qui borde toujours le lac Titicaca sur une bonne vingtaine de kilomètres avant de le quitter définitivement.

Tiwanacu, village étape pour visiter les vestiges de cette même culture qui fut présente du V au XI siècle.

Site intéressant de part son étendue, ses panneaux explicatifs, un peu de restauration mais pas toujours à la hauteur.

Ses murs avec incorporation de têtes en pierre qui en font une spécificité de la culture Tiwanacu, ce qui lui a valu l’inscription à l’Unesco.

Le système de canalisation d’eau de l’époque

Culture où l’on respecte, vénère la Pachamama (terre), la soleil ☀️, la lune 🌜.

Ici la porte du soleil, déplacée et malmenée par les Conquistadors !

La porte de la Lune, toute construction avait un sens, qui encore maintenant nous échappe parfois.


 

Retour La Paz en taxi pour les 70 km restants (circulation intense).

On retrouve Cécilia (bolivienne), Lionel (Suisse) avec leurs deux enfants. Nous nous étions croisés il y a quelques semaines sur Copacabana. Nous partageons une belle soirée (diner offert par eux), beaucoup d’échanges, elle est fan de vélo 🚲, très intéressée par notre voyage. 
 

Un an en Amérique du sud pour l’amélioration de l’espagnol pour les enfants, mais les différentes escapades ont pris le pas sur la scolarité. Qu’importe, ils ont grandi dans leur « tête ».

Cela nous a permis de visiter le quartier résidentiel de La Paz situé au sud, c’est carrément un grand bond dans la modernité par rapport au centre qui conserve toute l’authenticité des peuples andins.

Vallée de la Luna

Certes pas aussi grandiose que celle de San Pedro d’Atacama au Chili. Elle consiste en une balade pédestre de 45 mn.

Formations géologiques rocheuses de style stalagmite.

Quartier de Chualluma 

Quartier le plus pauvre de La Paz où est établie la culture Aymara. Le gouvernement a débloqué 500 000 euros afin de dynamiser le quartier où 140 artistes ont colorisé les maisons et décoré avec de gigantesques fresques. Terminés en 2020, sauf que la pandémie est là….   et c’est un grand flop!

Le quartier de Chualluma aux maisons colorées.

Si c’est un flop pour le tourisme, les habitants y ont gagné en confort avec les escaliers de terre réhabilités en béton, également la présence du tout à l’égout.

 

Très belle attention de la part de Patrick 

Pour me remercier de ce voyage sans quoi il ne serait pas venu en Amérique du Sud (c’était un rêve pour lui).

Restaurant indien avec l’un de mes plats préférés un dahl makhani et ses naans au beurre, on s’est régalé ! Merci Patrick !

 

Retour en France sur 48 heures, à quand la téléportation?

Un immense merci à tous les lecteurs du blog ou facebook, vos commentaires sont des encouragements supplémentaires à vous faire partager les merveilles parfois insoupçonnées de notre belle planète qu’est la Terre. J’espère vous avoir transporté par les images…. 🙏 

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