Huaco : montagne, orages, bivouacs et désert
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_7ac718_3c86c5f6-562a-43f0-bba5-53674ddd047b.jpeg)
5 jours de désert avec autant de bivouacs, l’eau est plus que précieuse. La montagne avec une journée obligatoire de 105 km et 1300 m de positif avec un vent qui refuse de nous aider. On finira par récupérer la route mythique de l’Argentine Ruta 40 épine dorsale du pays qui le parcourt du nord au sud sur 5000 km.
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_ad23a1_0f0be345-b27b-414f-8ed0-bb88ccee7448.jpeg)
Un point d’oasis dans ce désert !
A la sortie de Barréal un grand parc en mémoire des héros morts lors de la guerre des Malouines qui a fait trois fois plus de morts côté argentin que britannique. D’ailleurs on a vu une école militaire où l'on peut lire « les Malouines sont à l’Argentine » en façade de son entrée. Des tableaux intéressants avec photos relatent ce court et triste épisode d’avril 1982.
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_745f57_32ff4c4d-bdea-4d47-a744-d4023970226f.jpeg)
Ce parc mémorial se trouve à la sortie de Barréal.
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_419636_e2b13a0d-fed8-4364-9337-995839ea9d8b.jpeg)
C’est la pleine saison des vendanges ici du Malbec, récolte manuelle, 500 vendangeurs sont demandés mais mal payé ! Ici on parle de cépages et non de millésimes, pas de vin de garde semble-t-il.
Nous assistons à leur débauche à 12h30, la journée est finie, nettoyage des sécateurs et remise de jetons par les chefs de rangs au supérieur qui note sur un bout de papier. Après photo sur leur demande, ils nous remettent 3 litres congelés d’eau et 2 kg de raisin. Quel grand cœur ♥️.
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_0d7e37_9fff4245-9caa-4906-8bf1-6bb04bc7fedf.jpeg)
Les argentins ont plaisir à poser pour la photo
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_453c37_bc94aa90-d58d-45d1-b3d5-3b793a1823a5.jpeg)
Avec l’équipe des vendangeurs
Après l’orage de cette nuit nous voilà stoppés par une grosse coulée de boue de 40 cm d’épaisseur sur 500 m de route.
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_120159_60c996e8-4b62-411e-9469-67553b05df6c.jpeg)
Il nous faut patienter afin que les engins puissent nous faire une trace …..
Ce soir nous dormirons dans l’église de Villa Nueva avec l’accord de la responsable. Ce village a subi une énorme incendie avec tous les vergers détruits, maisons abandonnées, c’est apocalyptique !
7 h du mat nous partons car nous voulons pouvoir faire les 40 km de ripio
avec une ascension de 1000m, autant dire un mur, en bénéficiant des
pickups…., mais refus total, ils travaillent tous pour une entreprise
privée, pas le droit de nous aider, ils nous conseillent de faire
demi-tour, nous persistons dans le village ; c’est toujours non. Donc
nous faisons un retour en arrière de 40km jusqu’à Calingasta.
Dans les voyages, il est important de savoir être à l’écoute des locaux.
Le thermomètre n’en finit pas de grimper, une sieste sur un coin de verdure avec 4 chiens pour nous surveiller ou alors aussi épuisés que nous.
17h plein d’eau et victuailles car demain est un autre jour très très long. On reprend la route afin de faite un bivouac, encore une fois le vent dans le nez et puissant. Bonne pioche un petit bois d’eucalyptus et cyprès, d’ailleurs un couple d’allemand en van viendra s’y installer. Nuit au calme avec réveil avec le chant des oiseaux 🦅.
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_80fe93_04233dce-cd7f-4180-a48a-d9cbb834f23e.jpeg)
Voilà pourquoi on part le jour à peine levé. On essaie de s’arrêter en début d’après-midi sauf demain pas possible.
On doit rejoindre la ruta 40 à Talacasto où j’espère que le restaurant fonctionne encore. Mais avant c’est 1300 m de montée sans rien et surtout sans ombre, l’eau il suffit de montrer sa bouteille vide et on se retrouve avec 1,5 l d’eau fraîche !
Aujourd’hui l’orage nous tombe dessus au sommet à 2300m, les éclairs tournent au-dessus de nos têtes et l’orage claque. Patrick dont c’est la première expérience me demande si on s’arrête, je luis réponds non on continue de pédaler pas question de s’arrêter, car fait incroyable la température est descendue à 15 degrés.
1h après on commence à sécher et la longue et interminable descente s’ensuit dans une région désertique.
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_4cc11d_b2ed1223-a5b8-411a-b145-bb059ab7092a.jpeg)
Notre bivouac sous les eucalyptus
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_6c576c_cadac30a-137d-48d7-929e-6da528de95d7.jpeg)
Départ matinal avec ciel chargé
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_c4798b_552cc426-de8b-4262-b82b-5112c7787b0b.jpeg)
Talacasto : maisons abandonnées sur un site d’une ancienne gare. 20 h nous installons nos tentes 🏕️ à deux tellement le vent tourbillonne.
Restaurant ouvert : la bière 🍺 est plus qu’appréciée après cette grosse journée.
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_218ffb_356299f2-0c2b-44bf-b703-e24c0e7d3ebf.jpeg)
L’aridité de la montagne
Nous voilà sur la Ruta 40, celle que tous les cyclo-voyageurs sont
fiers d’avoir fait ! Mon dieu quel ennui, c’est une longue ligne droite,
étroite, sur un revêtement défoncé, plat, chaud, vent et rien, rien à
voir, juste à pédaler pour essayer d’atteindre la prochaine ville.
Malgré tout des voitures chargées de valises (vacances scolaires) s’arrêtent près de nous pour discuter.
Hier rencontrés 2 italiens traversant l’Amérique du sud.
Au soir, cherchant où mettre nos toiles, une rencontre avec un charmant monsieur qui nous offre un coin de sa cour. Les évacuations d’eau du toit sont pile poil au dessus de nos toiles. L’orage éclate, on est invité à dormir à l’intérieur. Nous prendrons notre petit déjeuner ensemble ! Sympa.
Huaco, on s’arrête au camping ⛺️….. besoin d’une bonne douche, on ne compte plus de quand date la dernière et nos vêtements sont crades. Ces choses simples de la vie on les accueille avec un grand bonheur 🥹, cerise sur le gâteau la musique française est très écoutée ici. Je rédige cet article sous une douce musique de Piaf, Ferrat, Sardou, etc…
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_77a89e_6f8aeda7-cad3-482c-8c5b-66bc69b59576.jpeg)
Ruta 40
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_b59253_aa6ae039-1c88-4147-ba7e-0e4bd1ba8bbc.jpeg)
Juste après l’orage, rencontre avec la sécurité « Prosegur »
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_e17ecc_2befa73a-788d-4c97-8d39-40501b1d83b7.jpeg)
Bel éclairage matinal
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_a686db_d288cc83-0c03-49b0-b9cd-d3c003d22067.jpeg)
Rencontre avec les deux italiens
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_44cd99_ae861e83-001f-4b66-8fe7-a4c6f324a1a7.jpeg)
Nuit chez Guilllermo.
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_fdf28f_cbe3a163-c6b9-4e7f-8348-208943710d55.jpeg)
Devant la maison de Guillermo
/image%2F6981683%2F20240210%2Fob_bb5505_80e506f0-37ac-47bd-b440-a8c49db2d2ad.jpeg)
Je vous ai trouvé un autre vélo sympa !
La suite de notre itinéraire est à reconstruire ne voulant pas poursuivre sur cette route sans intérêt….
PS- sachez que vos commentaires sur le blog ou Facebook sont lus et me vont droit au cœur ♥️.
Commentaires
Enregistrer un commentaire