La Paz, capitale atypique…, trek El Choro

 

La Paz capitale administrative de la Bolivie se trouve être la plus haute au monde étant située à 3660 m d’altitude.

Construite dans le fond d’une étroite vallée, ses maisons de briques rouges s’étagent dans les moindres sinuosités de la montagne ce qui lui donne une géographie toute particulière. Ses rues sont pentues, la circulation essentiellement composée de transports minibus a été considérablement réduite grâce à un réseau de téléphérique 🚠 sillonnant le dessus de la ville sur 32 kilomètres. Ce qui a également réduit la pollution routière.

Vue aérienne sur les quartiers résidentiels 

Le premier tronçon a été construit en 2014 par une société autrichienne. Facile à utiliser car chaque ligne possède une couleur différente, on achète une carte sur laquelle on met une somme, chaque passage nous indique ce qu’il reste, on peut recharger en argent à tout moment. Quand à la propreté des cabines et des stations tout brille partout, les gens disent bonjour en montant dans la cabine.

Dans chaque station de changement des sièges de massage ! Quel luxe.

Les constructions de briques et les rues où sont installés de petits commerces.

La Paz aussi étonnante pour avoir conservé ses coutumes ancestrales de marché journalier avec ses dizaines de vendeuses installées sur les trottoirs.

C’est tous les jours ! Belle ambiance de couleurs.
Ses rues touristiques décorées
Sa place centrale Murillo entourée de beaux bâtiments
Le palais du gouverneur bien gardé
Balcon de l’architecture coloniale
Cathédrale San Francisco du 16e siècle
Les bus au long nez

La Paz possède aussi son marché aux sorcières qui regorge de lotions, potions, herbes, épices, graines destinés aux rituels de la culture indigène Aymara très superstitieuse. Les fœtus de lamas que nous avons vu se mettent dans les fondations des maisons en cours de construction.

Trek El Choro

60 km sur 2 jours et demi en traversant la cordillère Real, accès au parque national Catapata et descente dans les yungas (forêt tropicale).

Jour 1 nous partons tôt car nous avons 9 heures de marche. Le minibus (pas équipé neige) qui doit nous amener au col de Cumbre rencontre une première difficulté avec une piste dont une partie a été emportée par les pluies, autre itinéraire là c’est la neige sur piste raide qui bloque, demi tour pour la troisième fois, même scénario. On descend du véhicule et c’est parti pour une heure d’ascension pour arriver à 5200m.

Lac d’altitude sous la neige et brouillard 

5200 m d’altitude. Nous traversons le point haut de la cordillère Real. La brume a tout envahi, c’est ce que l’on appelle  un « jour blanc ».

La partie plate où nous avons le privilège de mettre nos pas dans ceux des Incas.
Au fur et à mesure de notre très longue descente (-3000 m) très sportive car escarpée sur pierres glissantes, il pleut, nous assistons au changement de végétation et en fin de journée nous sommes dans une forêt tropicale ! Impressionnant !

L’eau est partout autour de nous, cascades, torrents et rios qu’ils nous faut traverser donc 3 jours les pieds dans l’eau quand c’est pas la boue.

La pluie se dissipe….

Fushia, fougère arborescente, bananier, bégonia, broméliacée : nous avons assisté au changement d’altitude, de climat, de végétation et surtout de température 🤒 !

On finit plutôt au mental, car on sait qu’il faut avancer coûte que coûte pour avoir un toit. Avancer à la lueur de la frontale durant 90 mn, là encore il nous faut redoubler d’attention. N’empêche, que mes fesses ont embrassé ce sol une bonne douzaine de fois ! Sans mal.

Chez l’habitant à Choro, l’endroit où l’on dîne d’une bonne soupe et de spaghettis cuisinés par notre guide et son aide.

Notre paillasse, la débroussailleuse au dessus. On s’allonge, les mollets, les cuisses tout est douloureux. L’attention permanente a été épuisante et énergivore. 

Jour 2 : 6 h petit déjeuner copieux, 7 h c’est le départ, l’itinéraire toujours en forêt tropicale et luxuriante est plutôt en vagues avec de douces montées et descentes qui s’alternent.

L’étroit sentier est à flanc de montagne avec le précipice à notre gauche, caché par la végétation mais le bâton est bien utile pour tâter la bordure, on a pas le droit à l’inattention.
 

Nous sommes aux portes de l’Amazonie

Traversée de torrent, chacun son tour 

La plupart des ponts sont emportés par la force des montées des eaux.

Poinsettia
fleurs de mai

Aujourd’hui notre sentier est bordé d’arbustes « fleurs de mai », toujours exposés au soleil.

L’entrée d’une mine d’or, exploitation artisanale. Des heures de marche pour arriver à cette mine.

Les cascades sont partout et c’est bien pratique pour nous pour se ravitailler en eau.

Une variété d’amaryllis
On finit par prendre de l’assurance !

La journée a été plus cool avec de belles pauses car le climat est chaud et humide. A l’occasion de notre arrêt pique-nique, nous avons vu des nuées de papillons virevolter ainsi qu’une variété d’abeilles recouvrir nos chaussures mouillées, sûrement à la recherche d’eau (?).

Super Vista nuit chez l’habitant. Faut dire qu’il y a une seule maison avec 3 adultes qui vivent ici sans électricité. Pour nous c’est « comment font-ils, de quoi vivent-ils ? Ils sont à 4 heures de marche d’un village.

On les a vu arriver en tenue de travail, les deux dames en pantalon, après leur toilette elles nous sont apparues en tenue de leur culture « Aymara ». Quelle coquetterie !

Jorge notre guide nous a préparé une boisson chaude avec biscuits 

Cabane de bois, terre battue, planche, 10 h de sommeil ininterrompu. Réveil à 5 h au chant du coq. Wouah quelle nuit !

Il suffit de peu pour être bien.

Jour3 A 6h 15 nous cheminons déjà (la vie appartient au lève tôt) et il est vrai que les petits bonheurs du matin nous remplissent toujours du même plaisir grisant.

On pénètre en forêt amazonienne avec toujours la même végétation dévorante, en plus des cris d’oiseaux très particuliers, des pancartes affichées sur les troncs d’arbres signifiant la présence d’ours.

C’est l’ours à lunettes espèce convoitée pour sa chair, sa fourrure, sa bile pour des rituels indigènes. Son poids de 70 kg pour la femelle peut atteindre 175 kg chez le mâle. Nous ne le verrons pas (dommage), c’est un nocturne et également végétarien. Ses griffes puissantes lui permettent de grimper aux arbres et d’y rester plusieurs jours. La région est également le lieu de vie des tapirs et des pécaris qui n’ont pas daigné croiser notre chemin. 

Le «pourquoi » on se lève aux aurores 

 

Celui-là est encore en état 

Culture de la coca, l’ancien président (Moralès) l’a légalisé et développé la culture.

Caféiers 

Fin du trek à Chairo 1400 m d’altitude. Nous avons bénéficié de deux accompagnateurs (Jorge et Alvaro) en raison de la difficulté du premier jour accentué par les conditions climatiques neige, brouillard et pluie.

Retour à La Paz après 30 mn de taxi brousse, 2 heures de minibus 🚐 pour une journée de repos bien nécessaire !

Vendredi 5 avril : c’est la journée de l’eau !

Dignement fêtée, on assiste à deux heures de défilé ininterrompu de 80 groupes d’associations diverses, musiciens aux instruments étranges, danseuses aux tenues ethniques très colorées.

Je m’étais d’ailleurs interrogée du fonctionnement alimentation en eau 💧 potable et surtout l’évacuation des eaux usées dans cette ville où aucune règle de construction ne semble exister ?

Avec un tel instrument, il faut faire attention à son voisin.

Reprise du vélo en version allégée, sans toile de tente ⛺️ ni duvet.

Direction Copacabana, le lac Titicaca pour d’autres découvertes.

Retour sur La Paz non défini…

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